A propos de la cigarette électronique...

LA FABRIQUE A VAPEUR A HALLUIN: LE CONSEIL EST ROI (La Voix Du Nord le 31/05/2013)

 

Cela fait un petit mois que la boutique a ouvert. Mais cela ne désemplit pas. Les gens affluent. Yann Barthélémy vient d’ouvrir sa boutique spécialisée dans les cigarettes électroniques.

 

Le Wervikois s’est converti au vapotage voilà un an et demi. En commandant sur internet. «  J’ai tout de suite senti les effets sur ma santé, je suis un gros fumeur, raconte Yann. On ne fume plus, on vapote  ».

 

Mais avec internet, pas de conseils, des produits pas toujours fiables. Alors le jeune homme de 31 ans a décidé de se lancer dans l’aventure. Un endroit stratégique, dans un cadre « assez sympa et classe  », à deux pas des Baraques et de toutes ces boutiques de tabac.

 

Et cette idée qu’il est essentiel de conseiller le client. D’une quinzaine de minutes à une heure par clients pour expliquer comment fonctionne la e-cigarette, les faire tester tous les produits. «  Il y a toujours un parfum, un produit adapté à chacun, il faut le temps de le trouver  ». Et comme lui, les convertis de fraîche date ont très rapidement un dégoût pour la cigarette normale. Si la cigarette vient de Chine, d’une usine qui travaille à la commande – le brevet est chinois –, les liquides, eux sont 100 % français. La fabrique à vapeur propose 50 saveurs au choix, avec quatre taux de nicotine : 0, 6, 11 et 16. Pour la cigarette en elle-même deux modèles sont proposés dont un qui peut être habillé de l’un des 36 modèles de batteries.

Le conseil, c’est aussi l’argument qu’il veut mettre en avant pour que ce soit les boutiques spécialisées comme la sienne qui obtiennent la vente de ces cigarettes électroniques. «  Un buraliste, une pharmacie, ils n’ont pas le temps de donner des conseils, nous, c’est notre métier  ».   F.ST. 

1/1

L'E-CIGARETTE OFFICIELLEMENT TOLÉRÉE POUR ARRÊTER DE FUMER (Le Figaro le 21/01/2014 )

 

La Haute Autorité de santé a présenté mardi ses recommandations pour aiguiller les médecins dans le sevrage tabagique.

Entre l'arrivée massive des e-cigarettes, les alertes contradictoires sur des médicaments prescrits dans le se­vrage tabagique (Champix et Zyban) et le retour à la hausse du tabagisme en France, il était temps pour la Haute Autorité de santé (HAS) de mettre à jour sa position sur les méthodes pour arrêter de fumer. Mardi, l'organisme a donc présenté ses recommandations de bonne pratique pour les professionnels de santé, fixant un rôle central au médecin généraliste et optant pour un discours pragmatique sur la cigarette électronique.

Rappelant que «seulement 3 % des personnes qui tentent d'arrêter de fumer seules y parviennent», les auteurs du rapport ont fortement insisté sur l'importance pour le fumeur de se faire accompagner dans son sevrage par un médecin. «La proportion passe alors à 20 %, rappelle le Dr Cédric Grouchka, membre du collège de la HAS. Il est plus facile d'arrêter la cocaïne ou l'alcool que la cigarette.»

 

Dans ce rapport, le médecin généraliste se voit confier un rôle déterminant dans la lutte contre le tabagisme. «Le médecin de famille est un interlocuteur de long terme pour les patients, cela confère une valeur particulière à sa parole dont il faut profiter», analyse le Pr Albert Ouazana, qui a présidé les travaux de la HAS sur le sujet. À ce titre, l'autorité souhaiterait que les médecins généralistes se montrent davantage proactifs sur le tabagisme. «Il ne s'agit plus de demander simplement au patient s'il fume, mais de lui dire “Il faudrait que vous arrêtiez, avez-vous pensé à fixer une date?”, et ce quel que soit le motif de la consultation», résume le Pr Ouazana.

«UN RISQUE TOXIQUE BIEN MOINDRE»

Le Dr Grouchka admet néanmoins que cette recommandation de principe risque de soulever rapidement la question de la création d'une consultation spécifique et rémunérée pour les généralistes, déjà débordés. Sur le plan financier, la HAS, qui n'a pas de pouvoir décisionnel, recommande aux décideurs la prise en charge financière complète des moyens de sevrage (consultation et traitements), l'efficacité de cette mesure ayant été démontrée à l'étranger. Aujourd'hui, les substituts nicotiniques sont remboursés à hauteur de 50 euros par an.

Avec l'explosion du nombre de fumeurs affirmant avoir arrêté de fumer grâce à l'e-cigarette, la position de la HAS sur le sujet était très attendue.

Elle fait le choix du pragmatisme. «Il nous est impossible de recommander l'e-cigarette comme produit de sevrage, car nous manquons d'études scientifiques pour évaluer son efficacité et ses effets sur la santé à long terme, explique Cédric Grouchka. Toutefois, on peut penser que le risque toxique est bien moindre à court terme qu'avec une cigarette classique. C'est pourquoi nous invitons à ne pas dissuader les fumeurs qui vapotent si cela reste l'affaire de quelques mois avec l'objectif d'arrêter de fumer. Cela évite au médecin de casser la motivation du patient et permet d'engager une discussion sur une stratégie à plus long terme.»

Sans surprise, les substituts nicotiniques (patchs, gommes, sprays, pastilles…) restent le premier traitement à prescrire à une personne souhaitant arrêter de fumer. Les médicaments à base de varénicline (Champix) et bupropion (Zyban), accusés par plusieurs études de déclencher des dépressions et des idées suicidaires, avant d'être récemment blanchis, ne doivent être prescrits qu'après l'échec de ces premières méthodes. Fréour P.

TABAC: COMMENT L'E-CIGARETTE EST EN TRAIN DE TUER LES PATCHS (Challenges le 23/01/14)

 

Le marché des substituts nicotiniques a perdu 7% en 2013. L'essor de la cigarette électronique, de plus en plus utilisée comme méthode pour arrêter de fumer, en serait la cause.

Les substituts nicotiniques n'ont plus la cote auprès de ceux qui souhaitent arrêter de fumer. Depuis l'essor fulgurant de la cigarette électronique, les ventes de patchs, gommes et comprimés à sucer sont en chute libre en France comme dans les autres pays européens. "C'est carrément un décrochage depuis la rentrée de septembre", constate Sophie Ragot, responsable marketing OTC et dermatologie pour le laboratoire GSK qui commercialise les produits Niquitin.

 

D'après les derniers chiffres connus, le marché des substituts nicotiniques en France aurait ainsi baissé de 6,6% en 2013 pour repasser pour la 1èrefois depuis 2010 sous la barre des 100 millions d'euros de chiffre d'affaires (99,2 millions d'euros exactement). "Si on regarde uniquement le dernier trimestre, les chiffres sont encore plus mauvais. La baisse atteint 17%, et même 35% pour les patchs", détaille Sophie Ragot.  

 

Le marché de l'e-cigarette a rattrapé celui des substituts nicotiniques

Dans le même temps, la consommation de cigarettes électroniques a explosé. D'après un récent décompte du Collectif des acteurs de la cigarette électronique (CACE), 2 millions de Français vapotent régulièrement. Ce marché, qui était quasiment inexistant en 2009, pèserait aujourd'hui près de 100 millions d'euros, soit autant que le marché des substituts nicotiniques. 

 

Y-a-t-il un lien de cause à effet? En l'absence d'étude sur le sujet, les avis divergent. Pour Arnaud Dumas de Rauly, le secrétaire adjoint du CACE, "les fumeurs ont la possibilité d'arrêter voir de diminuer leur consommation de tabac grâce à la e-cigarette" mais il rappelle que "ce n'est pas un substitut nicotinique." Par contre, pour Sophie Ragot, les doutes sont peu nombreux. "Les patchs ont souffert sérieusement à partir de l'été 2013, justement lorsque les points de vente de cigarettes électroniques ont commencé à se multiplier en France".

Sur le terrain, les pharmaciens proches d'un magasin de cigarettes électroniques constatent un fort repli de leurs ventes de substituts nicotiniques. Les fumeurs désireux d'arrêter de fumer seraient découragés par le traitement à suivre pour arrêter le tabac avec des substituts nicotiniques classiques. En effet, il faut compter au moins 3 à 6 mois de traitement et consulter un médecin pour connaître sa dose optimale de nicotine et ainsi optimiser ses chances de succès, contrairement à la cigarette électronique où chacun peut en acheter comme il l'entend.

 

Reste que la cigarette électronique, si elle ne contient pas de tabac, monoxyde de carbone ou goudron, n'est pas sans effet sur la santé. Mais en l'absence d'études fiables et indépendantes du lobby de l'industrie du tabac, difficile d'en savoir plus pour le moment…

Pour clarifier le rôle de la e-cigarette dans le sevrage tabagique, la Haute Autorité de Santé (HAS) a émis un avis mardi 21 janvier. Si elle émet des réserves, la HAS ne décourage pas l'utilisation de la cigarette électronique: "En raison de l'insuffisance de données sur la preuve de leur efficacité et de leur innocuité, il n'est pas actuellement possible de recommander les cigarettes électroniques dans le sevrage tabagique ou la réduction du tabagisme". La HAS estime néanmoins que son utilisation "ne doit pas être déconseillée" chez un fumeur refusant les substituts classiques dans la mesure où "les cigarettes électroniques sont supposées être moins dangereuses que le tabac".

 

Pour les laboratoires qui commercialisent des substituts nicotiniques (GSK, Pierre Fabre, Johnson&Johnson), les perspectives économiques sont sombres pour l'année à venir. Ils prévoient une baisse à deux chiffres du marché des substituts nicotiniques pour 2014, avant une stagnation en 2015. "Le plus difficile c'est que l'on ne sait pas encore vraiment comment agir par rapport à ce phénomène de société. On ne connait pas bien les pratiques autour de la e-cigarette", souligne Sophie Ragot.

Désormais, ce qu'attend l'ensemble des acteurs concernés par le sevrage tabagique, c'est avant tout une législation claire pour la e-cigarette, qui échappe pour le moment à toute la réglementation sur les médicaments et aux contrôles applicables aux produits du tabac. Et pour cela, il faudra faire des études sérieuses et indépendantes de tout lobby sur l'effet de la cigarette électronique sur la santé. Husson L.E.

NOS BOUTIQUES

NOUS TROUVER

© 2018 LA FABRIQUE A VAPEUR . All rights preserved.

55 bis rue de Lille

59250 HALLUIN

Tel : 03.20.25.88.36

 

Du mardi au samedi

de 10H00 à 19h00

Le dimanche 

de 13h00 à 19h00

 

 

28 rue du Professeur Perrin

59170 CROIX

Tel : 03.20.65.42.90

 

Du lundi au samedi

de 10h00 à 19h00